mercredi 6 juin

Premier volet

19h3o

Second volet

21h30

Les vagabonds

célèbrent les écrivains toulousains

Textes de Pascal Dessaint, Arnaud Rykner,

Yves Charnet et Jean-Paul Dubois.

Lectures

Francis Azéma, Sylvie Maury,

Corinne Mariotto et Grégory Bourut : lecture

Premier volet : Yves Charnet et Jean-Paul Dubois.

 

"De l'autre côté du temps", texte en cours (écrit pour Francis Azéma et Sylvie Maury) par Yves Charnet.

"La Commune, le Communisme. Maman y croyait encore. Fin des années soixante, début des années soixante dix. En vieille morvandelle Madame G. ne voulait pas mourir avant d'avoir vu ça. Mitterrand au pouvoir. Le programme commun était au programme. Cœur à gauche. Yves Montand jouait dans Z. Dans Vincent, François, Paul et les autres. L'avenir durait longtemps. L'avenir radieux. J'aimerai toujours le temps des cerises. Chacun sa plaie ouverte."

 

"Vous aurez de mes nouvelles", nouvelles de Jean-Paul Dubois

 

Un psychanalyste devient fou lorsque son patient le quitte ; un mari s'affuble de jupes pour séduire son beau-frère ; assis dans ses toilettes, un homme pense au temps qui manque toujours... Autant de nouvelles humaines et lumineuses, comme une invitation à ôter tous les masques, une promenade tendre et légère dans la folie ordinaire.



Second volet : Pascal Dessaint et Arnaud Rykner.

 

 

"Nur" de Arnaud Rykner

 

Il lui a donné secrètement ce nom, Nur, qui en allemand signifie seulement. Peut-être seulement elle, seulement son corps de femme enfermé dans une chambre d’une ville orientale aux quartiers ravagés par la guerre. Un nom qui se prononce Nour, c’est-à-dire lumière, en arabe. Pendant quelques jours, ils vont vivre ce qu’il appelle un "amour de roman", l’absolu d’un impossible amour. Une porte se referme sur eux, dans la rencontre des corps. Une porte s’ouvre en l’homme, le rendant à lui-même, sans masque, sans mensonges et sans mots. Il se plaît à n’y rien comprendre, perdu en pleine lumière dans la foule pauvre et joyeuse. La femme avance en lui, pareille à cette ville qu’il parcourt comme pour mieux suivre, plus tard, de retour dans la chambre, le tracé de ses veines.


"Loin des humains" et "Un Drap sur le Kilimandjaro (Chroniques Vertes et Vagabondes)" de Pascal Dessaint

 

L'autre jour, d'un seul regard, j'ai compté douze lézards sur le mur languedocien. Je suis dans mon jardin, quartier Saint-Agne, Toulouse, et je rêve d'Afrique, de rhinocéros, de gorilles à dos blanc.

Vingt minutes, c'est le temps désormais qui s'écoule entre la disparition d'une espèce animale ou végétale, et une autre. Vingt, c'est le nombre d'espèces d'oiseaux que j'ai observées cette année sans sortir de chez moi. Des oiseaux communs comme le moineau, le merle et le pie, ou remarquables comme la fauvette à tête noire, le roitelet huppé et le gobe-mouche noir...

 

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