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Photographie de Patrick Moll
Francis Azéma
(Lui)
&
Corinne Mariotto
(Elle) Francis Azéma, mise en scène
Grégory Bourut
&
Sylvie Maury, assistants mise en scène Les vagabonds, décors Merci aux magasins Groucho pour les costumes. |
“La Musica deuxième” de Marguerite Duras |
mardi 2oh
mercredi 2oh
Scolaires : Nous contacter.
La réservation est gratuite, plus d'infos ici ou appelez directement le 05.62.26.43.66 |
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Mise en scène de
Francis Azéma |
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“Travailler Duras, c’est avant tout se laisser faire, la laisser
faire. La laisser venir, descendre, la laisser nous emplir, nous envahir
jusqu’au débordement, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus, jusqu’à l’aveu de
l’impossible. Francis Azéma |
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| Francis Azéma - photo Patrick Moll © Les vagabonds |
Corinne Mariotto - photo Patrick Moll © Les vagabonds |
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Critique par Gilbert Baqué - Nouvelles 31 - 21 décembre 2oo6 |
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La Musica deuxième, plus que des personnages, des personnes
On ne peut
rencontrer Duras que si l'on a, comme elle, quelques "bleus à l'âme". Gilbert Baqué |
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Corinne Mariotto & Francis Azéma - photo Patrick Moll © Les vagabonds |
Corinne Mariotto - photo Patrick Moll © Les vagabonds |
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Critique par Yves Marc - La Dépêche du Dimanche - 17 décembre 2oo6 |
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La Musica deuxième, un
texte porcelaine
A Toulouse, au Théâtre du Pavé, un rendez-vous incontournable pour les amateurs de Marguerite Duras : "La Musica deuxième". On assiste, dans l'atmosphère anonyme et feutrée d'un salon d'hôtel, à l'affrontement d'un couple peu de temps après sa séparation. Séparés mais toujours unis par un mutuel et mystérieux désir de se revoir, autant pour s'aimer que pour se haïr. Tout le talent de l'auteur est dans cet art de nous faire entendre, au-delà des courtes et banales phrases échangées, des silences et des cris contenus, cette petite musique souterraine de la mémoire qui réveille, en touches impressionnistes, des sentiments cachés ou inexplicables. Francis Azéma et Corinne Mariotto (remarquable) jouent pianissimo cette partition douloureuse, avec toute la retenue et la concentration exigée par ce texte porcelaine qui ne supporte aucun excès. Du beau travail, sensible, intelligent et bien maîtrisé qui offre au public émotion et plaisir. Yves Marc |
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| Francis Azéma - photo Patrick Moll © Les vagabonds | Corinne Mariotto - photo Patrick Moll © Les vagabonds |
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Critique par Annie Hennequin - La Dépêche du Midi - 11 décembre 2oo6 |
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La Musica, une petite mélodie qui perce
l'âme Annie Hennequin |
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Francis Azéma - photo Patrick Moll © Les vagabonds |
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Critique par Jérôme Gac -Intra Muros - janvier 2oo7 |
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Les séparés La pièce de Marguerite Duras, mise en scène et interprétée par Francis Azéma avec Corinne Mariotto au Théâtre du Pavé, ouvre une série de manifestations dédiées à l'auteur. Depuis le mois de décembre, des lectures, des projections et deux mises en scène sont proposées par le Théâtre du Pavé pour guider le public autour de l'œuvre de Marguerite Duras. Avant "La Douleur", interprétée par Sylvie Maury à la fin du mois, Francis Azéma s'est attelé à "La Musica deuxième". Créée dans une mise en scène de l'auteur en 1985, avec Miou-Miou et Sami Frey, la pièce relate les retrouvailles d'un couple décidé à conclure leur divorce après des années de séparation. Azéma a demandé à Corinne Mariotto de l'accompagner sur scène. Un choix troublant à plus d'un titre. Ce dernier en assume toutes les ambiguïtés et dresse des passerelles entre le théâtre et la vie. Sa comédienne est l'incarnation de l'auteur : de la jupe grise jusqu'au collier découvert dans le bâillement d'un chemisier blanc, Corinne Mariotto est Duras jusqu'au bout des seins. Au bar de l'hôtel de leur première nuit, il lui tourne autour comme un mâle en peine. Elle se raidit pour ne pas que la faille affleure. Ils se cherchent, s'approchent malgré tout. D'interminables silences ponctuent leur conversation. Mais comment se protéger quand les souvenirs se bousculent, cognent et défoncent les portes ? Malgré tous les barrages contre le Pacifique, les apparences vont voler en éclats. Ils se raccrochent à leur nouvelle vie mais un déluge de larmes emporte tout. Dans ce décor chic et sobre, Azéma laisse le verbe de Duras envahir l'espace scénique et résonner dans la voix des deux personnages. Les comédiens font face au public. Le visage dévasté par les cicatrices de l'amour, leurs yeux se perdent dans les abîmes de douleur. A nu, ils livrent une performance spectaculaire, tout simplement sans pudeur, laissant le spectateur désarmé. Jérôme Gac |
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| Corinne Mariotto & Francis Azéma - photo Patrick Moll © Les vagabonds |
Corinne Mariotto - photo Patrick Moll © Les vagabonds |
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Critique par Françoise Bouyer - Flash hebdo |
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La Musica deuxième vagabondage chez Duras
Trois petites notes de musique ont plié boutique au creux du souvenir et, un jour, sans crier gare, nous reviennent en mémoire. Nostalgie durassienne tout en nuances à partager au Pavé.
Premier amour, passion, jalousie, séparation, tout ça est si ordinaire dans les relations humaines qu'il faut bien la magie de l'écriture de Marguerite Duras pour en extraire l'universelle déchirure. Pas des bavardages d'une série télévisée mais du vrai théâtre avec un duo de comédiens qui donne force et résonance à un dialogue d'une tragique banalité.
Par hasard ? Sur le plateau, un grand hall désert. Bientôt, un homme et une femme s'y croisent. Dès le premier instant, on comprend que ces deux-là, malgré leur vouvoiement distant, ont partagé une histoire brûlante et que la braise n'est pas encore consumée. Elle, Corinne Mariotto, et lui, Francis Azéma, reviennent séparément dans la ville de leur mariage pour régler les derniers détails de leur divorce avant de repartir chacun dans leur nouvelle vie. Quelques heures seulement pour un ultime échange dans l'hôtel qui a abrité leur passion amoureuse. Une histoire de garde-meuble lance l'improbable dialogue, se prolongeant dans le labyrinthe d'un lien viscéral bien difficile à rompre. La mort, peut-être ? Ces deux disent avec pudeur et retenue les non-dits de leur passé commun, l'usure du temps qui passe, la méfiance qui s'insinue et le désamour qui s'installe. Au petit matin, le tutoiement resurgit, les corps se frôlent, pourtant la vie reprend impérativement ses distances sans panser la déchirure. Mots et silences, gestes et regards ponctuent cette pièce courte et complexe. Le Théâtre du Pavé vagabonde avec sincérité dans l'univers épuré de Duras et leur petite musique nous touche.
Françoise Bouyer |
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Corinne Mariotto & Francis Azéma - photo Patrick Moll © Les vagabonds |
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Critique par Florence Guilhem - La Voix du Midi - 4 janvier 2oo7 |
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Éperdument séparés
Que reste-t-il de l'amour après la haine, la déchirure et une séparation brutale ? L'autre existe-il encore ? A-t-il survécu à tout cet amour perdu ? Autant de questions qui hantent l'homme et la femme de "La Musica deuxième" de Marguerite Duras. Ils se retrouvent "par hasard" dans le même hôtel, trois ans après leur séparation. Ils sont venus pour assister à l'audience qui mettra fin définitivement à leur séparation. Sauf que le temps de la loi n'est pas celui du coeur. Tout paraît fini entre eux. Il reste quelques biens à partager. Aucun n'en veut, parce qu'aucun ne veut de trace de cette vie d'avant, ensemble. Mais tout n'est pas vraiment fini entre eux. Le souvenir de l'amour est tenace. Et d'autant que la passion qui le nourrissait les a dépossédés d'eux-mêmes. Pour ne pas mourir, ils ont choisi la fuite, celle qui coupe court à tout mais ne met pas fin à ce qui se vit. Aussi, dans le salon de cet hôtel désert, ils n'ont de cesse de se tourner autour. Perdus dans ce salon trop grand pour eux, ils semblent à la fois très loin et très proches l'un de l'autre. Loin par la vie que chacun a reconstruite, proches, trop proches par le passé qui fut le leur et ce présent immédiat qui les fait se retrouver ensemble, une fois encore. C'est donc l'heure de dire, de tout dire, et si possible la vérité pour comprendre comment ils en sont arrivés à vivre l'enfer. La mémoire est douloureuse, lourde de tout ce qu'ils n'ont pas su se dire, de tout ce qu'ils ont tu. Trahisons, solitudes, peines, incompréhensions... Tout y passe. Avec en toile de fond, une seule question lancinante : pourquoi ne pas essayer encore ? Cet amour invivable La retenue est cependant de mise sous peine de se laisser submerger par cet amour invivable qui les habite encore. La pratique de l'ellipse également, provoquant silence sur silence gêné. C'est donc tout en retenue et dans un élan constamment contrarié que jouent Francis Azéma et Corinne Mariotto. Les corps et voix sont posés, presque trop calmes. Sauf que dans ces corps et dans ces voix se tapit le tremblement, l'envie de prendre l'autre dans ses bras, de lui dire son amour et sa haine. La voix trahit parfois, le geste aussi. L'émotion affleure à chaque silence. L'atmosphère devient très vite irrespirable, la juste mesure de la mise en scène y contribuant grandement. Irrespirable au point que le spectateur a la sensation d'assister à une scène qu'il ne devrait pas voir. Le monde va à sa perte, dans la déchirure constante Ainsi est l'écriture de Marguerite Duras, mise en scène fidèlement et pudiquement par Francis Azéma. Pudiquement, parce que l'on sent le metteur en scène s'effacer totalement derrière cette écriture-là, à la fois courante et terriblement violente. Une écriture trempée dans la banalité de la vie, qui raconte inlassablement ce qui ne devrait pas se dire. En fouillant au plus profond de la plaie pour faire apparaître cette insoutenable capacité de vivre, la pièce nous force à nous interroger sur le sens tragique de l'existence et les limites du soutenable. Florence Guilhem |
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Corinne Mariotto & Francis Azéma - photo Patrick Moll © Les vagabonds |
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Critique par Marie-Hélène Roques - Echos de Rangueil - février 2oo7 |
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Ils sont deux, homme et femme, qui se vouvoient dans ce hall d'hôtel que la nuit a laissé désert. Ils sont attente et silence, et quelque chose naît d'inimitable que l'on appelle la musique de Duras : une tension dans la langue qui transcende la banalité des situations, une rupture en eux qui s'ouvre en vous, emportant vos remparts. Et vous voilà embarqués avec ces deux-là, et comme eux vous souffrez, vous le saviez, mais vous voilà, à nu, comme eux. Francis Azéma et Corinne Mariotto jouent sobre et juste, juste ce texte, La Musica Deuxième - qu'ils laissent couler en vous et respirer sans le forcer. La salle retient son souffle, la voix du comédien laisse entendre ce léger tremblé qui fait palpiter les mots, le jeu de l'actrice, tout de retenue et de regards au loin, dit le désir et son absence, et le passé revisité. Merci aux Vagabonds de nous avoir permis un tel voyage. Marie-Hélène Roques |
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