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© Editions Les Solitaires Intempestifs
Création en avril 2oo5 au Théâtre du Pavé et au Grenier Théâtre Reprise du 11 au 22 octobre 2oo5 au Théâtre du Pavé
Tournée : Le 19 novembre 2oo5 au "Tracteur" de Cintegabelle Le 4 février 2oo6 à "Art et Thé" à Yèvre-le-Châtel Le 9 juin 2oo6 à Saint Gaudens dans le cadre du Festival du Verbe de Dick Annegarn. Du 2o juin au 8 juillet 2oo6 à "La Cave Poésie" de Toulouse. A Sofia (Bulgarie), Les 24 et 25 novembre 2oo6 à 19h au Théâtre Ivan Vazov.
Du 3o janvier au 1o février 2oo7 au Théâtre du Pont Neuf de Toulouse. Le samedi 24 février à 21hoo à la salle des fêtes de Montels en Ariège. Du 3 au 14 juillet 2oo7 à 21hoo au Théâtre du Grand Rond de Toulouse.
Interprétation : Corinne Mariotto Costumes et décors : Noémie Le Tily et Philippe Lacomblez Création lumière : Michael Vigier |
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Création avril 2oo5 / Festival "Lagarce..." © Editions Les Solitaires Intempestifs - Photo Michel Queneville |
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Vous pouvez découvrir un diaporama de présentation du spectacle.
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"La lumière se fait dévoilant une mariée, oui mais pas une épousée ordinaire, celle-ci est de la « haute », on ne peut s’y tromper ! Les premiers mots prononcés avec ce petit accent et cette intonation bien particulière, laissent deviner une caricature vivante d’une certaine forme de bourgeoisie, la sphère des milieux huppés comme l’on dit. C’est un personnage passionné, convaincu, oscillant entre retenue et emportements qui va nous exposer quelques règles, des plus élémentaires, à respecter afin de ne pas froisser l’étiquette. De la naissance à la mort, en passant en vrac par : le veuvage, les épousailles, la rencontre des fiancés, et j’en oublie, les étapes de la vie d’un être humain peuvent être une succession de moments codifiés, où finalement les hommes rassurés par ce cadre ne se laissent pas emporter par leurs sentiments fantasques, et dangereux. Point trop de spontanéité tout de même ! Sous des airs endimanchés, des mimiques princières, et un langage soutenu, dans lequel les mots rivalisent de précision et de richesse, se révèle un potentiel humoristique certain qui ne tarde pas à se répandre dans la salle. Le trait quand il est exagéré, ne l’est que pour mettre en avant la stupidité des conduites rigidifiées, et des existences orchestrées, où le regard des autres issus du même milieu prévaut sur tout esprit d’indépendance. Le texte de Jean-luc Lagarce est savoureux, acide. Les mots facétieux et acérés se répondent, rebondissent, parfois murmurés, parfois projetés, prenant le public à partie pour s’assurer de son écoute attentive. Ils décrivent minutieusement les situations, les interactions, avec une verve drolatique et parfois cruelle « Les prénoms ne doivent pas être choisis en dehors de ceux que la loi permet d’employer, ce qui limite l’ampleur de l’embarras mais les personnes, il en est, les personnes dépourvues d’imagination n’ont qu’à consulter le calendrier, et pallier ainsi habilement le vide qui les habite » La mise en scène sobre et juste de Francis Azéma place le personnage au premier plan, seul éclairé dans la pénombre de la salle, il n’en est que plus délectable à observer ! Corinne Mariotto incarne avec passion, conviction, une bonne dose d’entrain et d’humour ce rôle. Elle l’habite avec une présence certaine, et concourt à un des effets les plus drôles de la pièce alternant allègrement airs pincés et moments de quasi frénésie. Une plongée dans l’univers de Jean-luc Lagarce, metteur en scène, acteur, auteur, éditeur, prolixe, décédé en 1995 laissant derrière lui une œuvre immense avec un vrai retour au texte Anne Clausse octobre 2oo5 |
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A propos... |
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"Sortir, écouter, voir" de Claire Baudéan Diffusion nationale 11 mars 2oo5 |
de Francis Azéma et Claire Baudéan cliquez ici |
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